Stratégie & priorité

Pour la Fondation, la prévention de la maladie est une priorité de recherche. Elle est le parent pauvre du système médical qui s'arrête au dépistage. C'est le cas pour le cancer, par exemple. La médecine a pour vocation de traiter la maladie. Plus lourdes sont les structures mises en place pour atteindre les objectifs, plus grand est le conflit d'intérêt que représente la prévention. L'industrie pharmaceutique compte parmi ces structures lourdes.

La prévention ne peut pas se limiter à l'étude du corps en tant qu’objet physique. Elle englobe forcément tous les aspects de la personnalité. Pour cette raison, la Fondation soutiendra les recherches du Dr Paleni et de ses confrères basées sur l'approche mésologique, au sens où la mésologie a été définie comme « science qui étudie l'influence réciproque des êtres vivants avec le milieu dans lequel ils évoluent et les modifications qui en résultent pour chacun des deux termes de l'équilibre ». Dans une déclinaison moderne, il s'agit d'étudier les interactions des composantes internes de la personnalité, à la fois physiques et psychiques, et les facteurs de déséquilibres personnels et environnementaux. La voix de recherche prend en compte, à la fois :

- l'étude de l'équilibre interne des composantes de la personnalité, physique, intellectuelle et affective, appelée « analyse endologique » ;
- et l'étude de la relation au milieu environnant, sous toutes ses formes: relations humaines sociales et écologiques, appelée « analyse ectologique ».

Les deux aspects sont complémentaires et volontairement associés dans l'analyse mésologique.

La prévention conduit le système de Santé à ses limites mais elle doit aussi entrer dans les mentalités. De nos jours, les gens sont concernés par les moyens thérapeutiques une fois touchés par la maladie. L'aspect préventif de la maladie n'est pas une priorité et n'intéresse qu'une petite partie de la population. Il faut savoir que malgré des progrès majeurs dans les traitements proposés, le nombre de décès dus au cancer devrait augmenter chaque année en raison de la croissance démographique et du vieillissement de la population mondiale, passant de 8.2 millions en 2012 à plus de 13 millions sur les vingt prochaines années. Alors même que plus de la moitié de ces cancers pourraient être évités « si les connaissances actuelles étaient correctement appliquées ».

Pour répondre aux défis financiers qui se profilent (en 2010 le coût économique annuel du cancer était évalué à 858 milliards d'euros ), le rapport du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) préconise de ne pas se contenter des nouveaux traitements, mais de développer la prévention à grande échelle. A côté de la recherche préventive, la Fondation peut aussi coordonner des recherches classiques de cancérologie visant à atteindre toutefois l'objectif de prévention de la maladie ou de ses récidives après traitement conventionnel.

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